J'ai vu un papillon, ses ailes fragiles. Des amis me l'avaient décrit, sa parure sans égale. Pourtant je n'ai pas vu ses couleurs : il gisait, blessé. Mes gros doigts ne pouvaient rien pour le relever. Mais la douce brise, patiente, accompagnait ses frissons. J'ai continué mon chemin, l'âme un peu lourde de ne pouvoir aider l'être qui, un instant, par son existence m'a touchée ; l'âme légère de les savoir ensemble tendus vers le battement des ailes diaphanes, qui promettent le ciel. |