Si tu veux quelque chose de moi : attention ! Je risque de tout faire pour accéder à ton désir. J'aime que tu sois heureux. Mais les forces en moi poussent vers ailleurs, mes besoins enterrés pour l'occasion sont vengeurs ; ils poussent, grandissent, un jour sortent de leur tombe d'oubli pour chercher leurs propres réponses - non sans heurts. Trop longtemps tus, privés de voix, ils éclatent dans l'air comme la lanière d'un fouet. Protège-toi bien de leurs effets !
Enfin, si mes intérêts sont trop éloignés de ceux que j'ai fait miens pour te plaire, la déchirure sera sévère. Sévère pour toi, sans doute, qui es sensible et te trouve trahi. Et sévère pour moi, coupable, qui ne supporte pas le mal que je te fais. Conflit terrible, besoin de te donner, et besoin de rester en accord avec ce que je suis et ressens, satisfaire un peu mes soifs. La blessure dure longtemps.
Ainsi, si j'ai l'air d'un ange, prends garde à mes démons. Nul ne gagne à se nier, ou à ce que l'autre se nie.
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